VENTS

Sur ces gons vacillés

Où ragent les silences ?

Poussière dans les yeux

Que la brise sur les braises

Attise

Les grands feux.

Tendre au vent l’oeil humide

Virer les voilures de la vie

Pour empenner la flèche.

Regretter le doux foehn

Quand souffle la folie ?

Réaliser qu’à pleurer les alizés

L’alarme est désarmée

Pour le prochain cyclone.

Dehors c’est la tempête

Quand dedans s’assagit,

Se bien garder d’éternuer

Les flammèches frivoles,

Puissent-elles trouver

Encore du bois demain.

L’arbre ébroue ses branches mortes

Sur la route qui attend,

Pétales mêlés aux papillons

Traversent

La lutte et l’abandon

D’un même temps.

Ta voix est emportée

J’entends celles du loin,

Quel pour vent pour les pensées

Quand l’ascension disjoint ?

Déplace les caracoles,

Balaye les Oh hisse,

Vent thermique décolle,

Motifs anachroniques

Force des corps y haut lisse.

HMB 12/05/19

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