Pin, pin

Je retrouve aujourd’hui les lendemains de ma forêt d’avant. Celle où j’ai grandit et qui elle, grandit toujours.

Elle est magique, en tous cas notre lien l’est. J’en ai fait les frais, c’est pas une blague, un soir de colère.

Pardon.

Aujourd’hui il fait chaud. Mais la température ne compte pas ici. Et les raclures, éraflures, saignées, coupes-franches de l’année ne me font plus pleurer. Je ne suis plus une enfant. Je ne suis plus … je ne pleure plus que sur moi-même. Trop humaine. J’avais pourtant juré à la forêt de ne jamais devenir ça. A l’époque j’avais de grands mouchoirs en tissus à carreaux qui finissaient par mouiller les poches. Maintenant, petit papier.

Je ne suis plus là tous les jours pour saisir les fines nuances de ton parfum. De tes cicatrices empilées je ne vois que la beauté autour. Oh ! S’il te plaît ! Donne-moi la force de faire de même avec la vie.

Merci

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