HÊTRE

Là, je gis en ces feuilles rougeoyantes

Dont le contraste réjouit l’œil,

Sur fond de ciel, d’eau ou de deuil,

L’âge gît en ces fêlures voyantes.

 

Fayard, fayot, bois utile à tout :

La flamme, l’ouvrage, l’ombrage et le beau !

Fayard, fagot ficelé jusqu’au cou,

Bonne âme, trop sage. « Courage, au rabot ! »

 

Fayard, as-tu peur de finir au violon ?

Si tu as des haines, noie-les dans les sanglots longs.

Hêtre, en toi, loin des tyrannies,

Ce tout petit morceau qui ne peut plier,

Et fait le lien du fond à la table d’harmonie.

 

Partout ailleurs des peupliers.

 

HMB

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